Le Ministère de la Transition Écologique et du Défi Démographique (MITECO), par l'intermédiaire de la Direction Générale de la Biodiversité, des Forêts et de la Désertification (DGBBD), lancera le 21 novembre l'un des projets phares du Cadre d'Actions Prioritaires pour la Récupération de la Mar Menor (MAPMM), la restauration environnementale de la Sierra Minera de Cartagena et La Unión.
Plus précisément, la DGBBD entamera la restauration des sites miniers dangereux abandonnés et la restauration des zones affectées par l'exploitation minière dans la zone d'influence de la Mar Menor, comme prévu dans le MAPMM (Plan de gestion des mines méditerranéennes). L'investissement total de ce plan s'élève à 110,8 millions d'euros, destinés à la récupération d'environ 700 hectares dans la Sierra Minera.
Plus précisément, l’intervention débutera dans le Complexe 1 à El Llano del Beal (Carthagène).
Outre cet investissement du MITECO dans la restauration de la Sierra Minera, ce ministère a également accordé une aide de 4 millions d'euros à la Communauté autonome de la Région de Murcie pour les travaux de sécurité et de fermeture de la mine de déchets miniers « El Lirio », ce qui représente 70% du budget total.
Les actions incluses dans le MAPMM ont été déclarées d’intérêt général par le gouvernement espagnol en novembre 2021 pour traiter des questions qui relèvent de la compétence d’une autre administration. Certains d’entre eux ont été inclus dans le financement du Plan de relance, de transformation et de résilience de l’Union européenne.
Dans les bassins miniers de Carthagène et de La Unión, du côté de la Mar Menor, il existe près de 60 installations abandonnées et des sols contaminés qui représentent un risque important pour la population environnante et provoquent la lixiviation de métaux lourds dans la lagune.
L'objectif du MAPMM est d'agir à la source, en prévenant la contamination des sols et des aquifères, ainsi qu'en empêchant le ruissellement superficiel des déchets miniers dangereux d'atteindre la lagune et d'endommager son état en scellant les puits et les étangs et en restaurant les sols par phytoremédiation.
La restauration de ces sites miniers, ainsi que la restauration hydrologique et forestière, impliqueront la restauration du couvert végétal autour des sources des ravins miniers en plantant des espèces végétales qui minimisent l'érosion et l'afflux de solides à travers les canaux, tout en permettant le développement de zones forestières comme habitats naturels à moyen terme.